Le cartable numérique de Briacé, une solution durable pour l’éducation !

Le cartable numérique est une solution durable pour l’éducation et la pédagogie à Briacé.

En effet, le cartable numérique proposé par Briacé, ne dégrade pas la durabilité du fonctionnement de l’établissement bien au contraire :

– d’un point de vue environnemental et économique, le bilan est au pire équilibré, au mieux positif.

– d’un point de vue social, l’impact est largement favorable car permettant de lutter contre la fracture numérique et de favoriser la réussite de tous.

Préambule, les finalités du projet

L’intégration de l’iPad est un changement important dans le fonctionnement de l’établissement.

– La finalité est pour les élèves et stagiaires de leur faire “apprivoiser” l’outil numérique, d’être aussi à l’aise dans la communication inter-personnelle en live que dans la communication virtuelle, d’acquérir discernement et esprit critique dans le monde numérique qui s’annonce, pour devenir des personnes libres, responsables, épanouies, autonomes. Nous sommes bien dans la logique de les éduquer. C´est aussi un outil devant faciliter leur réussite scolaire, installer des usages scolaires et pédagogiques du numérique (pas seulement les jeux et les réseaux sociaux), créer de l’équité entre chaque élève par l’équipement individuel de chacun d’un même outil.

– la finalité pour les enseignants formateurs et éducateurs est de leur mettre un outil complémentaire à ceux existants à disposition, facilitant leur pédagogie et leur travail administratif. À minima, il leur permettra de gérer mails et agenda professionnels, d’accéder facilement à scolinfo pour la gestion des notes et cahier de texte. Pour le reste, chacun aura le choix d’adapter l’utilisation de l’outil en complément des autres selon ses besoins, la classe et la matière considérée.

– la finalité pour l’établissement est d’innover et répondre aux objectifs de notre projet éducatif dans un monde numérique, de réaliser des économies notamment sur le poste papier ( objectif de réduire de 80 % le poste photocopie sous 3 ans), de faciliter la maintenance informatique.

Lors du travail d’ingénierie pédagogique et éducatif du projet, un des axes de réflexion a été conduit sur la durabilité de la solution.

Le cartable numérique de BRIACÉ un outil pédagogique et éducatif vraiment durable

Trois aspects à prendre en compte dans l’analyse de la durabilité de l’outil : les aspects environnementaux, économiques et sociaux.

Aspect impact social

le numérique au service de la réussite sociale de tous

Les études anglo-saxonnes démontrent les aspects positifs pour la société d’une utilisation du numérique 1 pour 1 à l’école, avec la tablette par exemple :

Pour toutes les écoles :

  • Baisse du taux de sanction,
  • Baisse du taux de décrochage,
  • Amélioration du taux de réussite aux examens,
  • Baisse des frais de papier et photocopies,
  • Réduction du temps consacré par les enseignants et formateurs à la « paperasse administrative » pour plus de temps consacré à l’élève,

Dans le secondaire :

  • Amélioration du recrutement de l’établissement,
  • Baisse du taux d’absentéisme,
  • Baisse du taux de redoublement
  • Amélioration du taux de réussite dans l’enseignement supérieur

source : Revolutionizing Education through Technology

le numérique pour accompagner les personnes porteuses d’un handicap

Un certain nombre de fonctions de bases existent pour faciliter l’accès aux mal voyants, la tablette en elle-même et des applications permettent d’adapter la pédagogie naturellement aux dys (dyslexie, dysorthographie) qui représentent plus de 10% de nos élèves. Enfin, les élèves “dys” réticents jusqu’à présent à utiliser en classe leur ordinateur portable pour ne pas se différencier se trouvent aujourd’hui dans une situation de normalité puisque tous sont équipés.

Le cartable numérique pour tous afin de lutter contre la fracture numérique !

Équiper l’ensemble des élèves ou des étudiants, permet de créer une situation équitable face aux savoirs, aux apprentissages et finalement à la réussite puisque tous les jeunes ont les mêmes chances de réussite. L’équipement de chaque élève vise à lutter ainsi contre la fracture numérique en permettant à chacun d’être équipé du même outil ayant ainsi les mêmes chances de réussite à l’école. L’iPad mini pour tous pour plus d’équité !

Le cartable numérique pour une insertion professionnelle réussie

En permettant à chaque jeune d’apprivoiser les technologies numériques, d’apprendre à apprendre, l’utilisation de la tablette à l’école doit faciliter l’insertion dans l’emploi et augmente l’adaptabilité aux évolutions de carrière.

L’accompagnement social de mise en place du cartable numérique

Conscient que le coût de la scolarité peut être un frein au maintien de mixité sociale de l’établissement, l’association de gestion de Briacé a décidé de mettre en place le cartable numérique et un accompagnement social dans le même temps. Cet accompagnement consiste notamment à la mise en place d’une bourse au mérite permettant aux familles en ayant le besoin et aux élèves les plus méritants d’être accompagnés économiquement. Une enveloppe de 7000 € est créée pour l’année scolaire 2013/2014.

La politique sociale de notre fournisseur APPLE

Un des éléments de notre réflexion a également été de nous préoccuper des conditions de production des tablettes afin d’être cohérents avec notre projet éducatif de respect de la personne. Même si l’entreprise APPLE n’est pas parfaite en la matière, des garanties nous sont apportées démontrant une politique d’entreprise visant à respecter les droits sociaux des salariés des entreprises fournisseurs de l’iPad.

Pour plus d’informations sur ce dernier point : http://www.apple.com/fr/supplierresponsibility/

Aspect impact économique

Pour l’établissement

L’équipement de l’ensemble des enseignants, formateurs et éducateurs en iPad avec la classe équipée du système de vidéo projection sans fil via l’Apple TV permet de supprimer les ordinateurs présents dans chaque salle de classe, dans les salles de vie des internats et de diminuer le volume, faciliter la maintenance. De même, au lieu d’installer un TNI ou TBI, nous installons simplement un vidéo projecteur fixe à courte focale. Le coût pour l’établissement s’équilibre sur ce simple aspect, sans prendre en compte les économies générées sur la baisse du volume de papier utilisé, du temps économisé dans la gestion des manuels scolaires papiers.

Pour les familles

La mise à disposition du cartable numérique pour les élèves s’est traduit par une augmentation de la scolarité pour les familles. Pour autant, les tarifs de l’établissement pour un élève interne reste à un niveau légèrement inférieur à l’établissent voisin non équipé d’iPad.

Aspect impact environnemental

Le choix de la tablette à Briacé a d’abord été fait sous l’angle d’un support de stockage et de lecture de documents type e-book en remplacement des manuels scolaires et des photocopies.

Il est utile de préciser ici que Briacé pratique le tri sélectif du papier depuis quelques années ce qui nous a valu, entre autre, d’obtenir les labels Eco-école et Lycée éco responsable.

Notre analyse de la durabilité de l’outil s’attache donc à une comparaison entre le système ancien basé sur la papier et le système du cartable numérique privilégiant l’utilisation de manuels et documents numériques.

Si on s’attache au fait qu’un e-book ne nécessite ni bois, ni transport, on peut s’attendre à ce que son empreinte écologique soit bien inférieure à celle de son homologue en papier. A l’inverse, en terme de production, on s’accorde à penser que la fabrication d’une tablette numérique comme un iPad mini par exemple coûte bien plus cher à l’environnement que l’impression d’un seul livre papier.

Pourtant, parce que l’on achète une seule fois une tablette numérique pour y stocker quantité de livres électroniques (environ 200 selon les modèles), et que l’on achète plusieurs unités de livres en papier par an (16 livres par an et par Français environ), la balance devrait pencher du côté de la version numérique.

Alors concrètement, combien coûtent les livres papiers et les livres numériques en terme d’écologie ?

L’empreinte carbone des livres

Lorsqu’on prend en considération toute la chaîne de production d’un livre papier jusqu’à son transport, on considère qu’il coûte 7,5 kg en équivalent carbone, selon le cabinet de consultants Cleantech.

En outre, pour ce qui est de la version papier du livre, le transport est l’une des étapes impactant le plus l’environnement. Il intervient tout au long de la conception de l’ouvrage, pour acheminer les matières premières, puis du papetier à l’imprimeur, et de l’imprimeur aux plateformes logistiques pour assurer la distribution.

Toujours selon Cleantech, un Ipad mini d’Apple équivaut à moins de 100 kg d’équivalent carbone pendant tout son cycle de vie ; un Kindle équivaut à 168 kg.

Ainsi, pour avoir une empreinte carbone équivalente, il vous faudra lire moins de 15 livres sur votre Ipad et au moins 23 livres sur votre Kindle. Les lecteurs friands de livres numériques en en achetant environ 3 par mois, ont, à cette allure, leur quota vite atteint (6 mois en moyenne). De même en milieu scolaire, l’utilisation des manuels numériques et la limitation des photocopies permet en moins d’un an de compenser l’empreinte carbone.

Bilan carbone de l’iPad mini :
Recycling, 2%
Transport, 6%
Customer use, 22%
Production, 70%
Total greenhouse gas emissions: 95 kg CO2

La consommation d’eau

L’eau est également une source importante intervenant dans la production d’un livre. Alors qu’il faut 27 litres d’eau pour produire un livre papier, il en faut moins de 500 ml pour fabriquer un e-book. Par contre, 300 litres d’eau sont nécessaires à la fabrication d’une liseuse.

A partir d’une douzaine d’e-books, on peut commencer à économiser de l’eau. Là aussi, en milieu scolaire, la tablette est plus économe en eau.

Les matières premières

Bien que le livre puisse être accusé de déforestation, il faut tout de même noter que la ressource papier est de mieux en mieux gérée. Mais selon l’Ademe, l’industrie de l’édition engloutit tout de même à elle seule 20 millions d’arbres et 1 page sur 5 provient encore d’une forêt ancienne. D’après l’Analyse du Cycle de Vie du livre, menée par la maison d’édition Terre Vivante, plus de 70 % des impacts du livre sur l’environnement sont dus à la fabrication du papier et de la pâte à papier. Les éditeurs français conscients des catastrophes liées à la déforestation utilisent de plus en plus de fibres de bois issues de forêts gérées (PEFC et FSC). Avec le livre en papier recyclé, ce sont 40% d’eau et d’énergie qui sont économisées. 1 tonne de papier recyclé = 17 arbres épargnés.

Une feuille de papier peut être recyclée 5 fois mais d’après Terre Vivante, ce n’est pas pour autant que l’usage de papier recyclé n’est pas sans impact sur l’environnement. Ainsi, le recyclage d’un livre nécessite collecte et tri des déchets, brassage des papiers usagés, désencrage etc. Toutefois, le livre recyclé reste celui qui présente l’empreinte la moins lourde pour l’environnement, car « l’utilisation de papier recyclé permet de moins consommer de bois et de préserver les forêts. Sa fabrication est aussi plus économe en eau et en énergie », selon les conclusions de la maison d’édition. En situation scolaire, peu de manuels papiers sont recyclés, de même le papier utilisé pour les 1,3 millions de photocopies faites chaque année à BRIACE.

Selon Sylvain Angerand, de l’association des Amis de la Terre, « Les produits technologiques nécessitent l’extraction de minerais précieux comme le coltan, le lithium ou les terres rares pour accroître la durée de vie des batteries, augmenter leur rapidité ou pousser la miniaturisation à l’extrême. Or l’exploitation minière est une cause majeure de déforestation, et plus généralement de la destruction des écosystèmes. »

Quant à la tablette numérique, c’est le poste « matières premières » qui pourrait constituer le talon d’Achille: le plastique nécessaire à la fabrication n’est pas recyclé, des matériaux chimiques très nocifs sont employés et elles sont équipées de batteries au lithium, véritable poison pour l’environnement.

Le New York Times dans son article « How Green is My Ipad » avance que 15 kg de minerais sont nécessaires à la production d’une liseuse numérique contre 300 grammes pour un livre papier (si l’on prend en considération le gravier nécessaire à la construction de routes pour l’acheminement du livre pendant toutes ses étapes de fabrication)

Avec l’ipad mini, le bilan s’équilibre quasiment.

Les produits chimiques

De nombreux produits chimiques entrent dans le processus de fabrication d’un livre papier : colles, agents de résistance, colorants, azurants optiques, antimousses… Et c’est sans parler du blanchiment du papier pour lequel l’utilisation de chlore, extrêmement polluant, est nécessaire.

Autre élément des plus polluants dans la conception d’un ouvrage papier, l’encre. Cependant, des avancées technologiques permettent d’imprimer les livres avec des encres végétales, élaborées à partir de colza ou de soja. Par contre, seule la bonne foi de l’éditeur permet de s’assurer que ces encres végétales ne sont pas élaborées à partir d’huile de palme, ni ne contiennent d’OGM.

La plupart des imprimeurs continuent à opter pour l’impression standard, pour des questions de coût évidemment.

cartable numérique durable A relever que dans le cadre de l’iPad, les matériaux type arsenic, mercure, PVC et BFR ne sont pas utilisés dans la fabrication.

Efficacité énergétique

bzpgjicuqsdtaaaaaelftksuqmcc Une tablette consomme 10 fois moins d’énergie qu’un ordinateur classique. Avec le déploiement de l’iPad auprès du personnel est des élèves, l’équipement se substitue à l’équivalent de 100 PC installés dans les salles de classe, salles de vie des internats et équipement individuel d’une partie des enseignants et formateurs.

Avec l’ipad mini, nous générons chaque année des économies d’énergie.

Pour en savoir plus sur la politique d’Apple…

La durée de vie

En milieu scolaire, l’avantage ne revient pas largement au livre papier, qui théoriquement, a une durée de vie quasi-illimitée, selon ses conditions de conservation. En effet, la durée de vie maximum des manuels scolaires est évaluée à quatre ou cinq ans dans le meilleur des cas, celle des photocopies à deux ou trois ans ( un cycle de formation). Si le livre papier fini à la décharge sans passer par la filière de recyclage ce qui est malheureusement souvent le cas dans le cas des manuels, sa décomposition engendrera deux fois plus de GES (Gaz à Effet de Serre) et de pollution des eaux que lors de sa fabrication !

Les supports numériques ont tous une durée de vie limitée (et là, on ne parle même pas d’obsolescence programmée) avec une moyenne d’environ 3 à 4 ans pour la tablette comme pour les PC en milieu scolaire. Et si le joujou numérique tombe en panne, gageons qu’il devra certainement être jeté, les appareils de ce type n’étant pas prévus pour pouvoir être réparés : dans le cas de l’iPad mini, le taux de panne inférieur à 2/1000 et les garanties constructeurs limitent fortement le gaspillage d’où notre choix.

Concernant la fin de vie, que ce soit pour la version numérique ou la version papier, l’absence de recyclage génère une forte pollution. Apple est certifié pour sa politique de recyclage, circuit que nous utilisons dors-et-déjà pour le recyclage de tous appareils numériques y compris les PC..

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